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Speed Smelling 2018 – Post Modern Collection

150,00 incl.VAT

En stock

Edition limitée – France métropolitaine

(Pour achat hors France : luckyscent.com / If you’re not living in France, you can buy at luckyscent.com)

Coffret de 14 flacons de 10ml – Fiches descriptives de chacune des créations et glossaire – Touches parfum

Comme chaque année depuis 2009, parfumeurs d’International Flavors & Fragrances, journalistes et influenceurs se sont réunis début décembre pour échanger sur l’art de la parfumerie d’exception au Grand Musée du Parfum.

Véritables artistes, les parfumeurs d’IFF aiment les défis créatifs et se prêtent toujours avec le plus grand plaisir à ce « jeu » de rencontres audacieux qu’est le Speed Smelling. Exercice créatif pur, cet événement incontournable leur permet d’exercer leurs talents d’artistes librement sans contrainte commerciale ni limitation de coût et de communiquer directement au grand public à travers le coffret du Speed Smelling.

Cette nouvelle collection utilise l’ironie propre au mouvement « post-moderne » pour casser les codes et mieux les reconstruire. 14 parfumeurs d’IFF y présentent 14 créations singulières, reflets de leur histoire, de leurs inspirations du moment et de leurs interprétations. Un voyage olfactif au coeur de chacun de leur univers.

Créations Speed Smelling de : Fanny Bal, Nicolas Beaulieu, Alexis Dadier, Loc Dong, Caroline Dumur, Anne Flipo, Jean-Christophe Hérault, Bruno Jovanovic, Juliette Karagueuzoglou, Sophie Labbé, Domitille Michalon-Bertier, Julien Rasquinet, Dominique Ropion et Nelly Hachem-Ruiz.

En stock

UGS : SpeedSmelling18 Catégories : ,

Description

Avant-propos

La parfumerie est un art. Artistes, les parfumeurs le sont chaque jour. Chaque formule créée est une oeuvre, qui puise ses racines dans l’histoire de la parfumerie, et promène nos nez à travers les siècles et les continents. La collection du Speed-Smelling 2017 utilise l’ironie propre au mouvement post-moderne, pour casser les codes et mieux les reconstruire. Déroutant, libre, c’est l’art de la parfumerie qui décoiffe et fait rêver, et donne envie de respirer à plein nez.

Introduction

Les sociétés de composition* n’ont pas souvent l’occasion de s’adresser directement au public. Et pourtant ces sociétés sont un vivier de talents à découvrir. Pour les révéler, il faut créer l’occasion, et celle-ci se présente chaque année depuis 2009, lorsque parfumeurs d’International Flavors and Fragrances et journalistes se réunissent, les uns pour parler de leur art autour de parfums inédits, les autres pour mieux les découvrir et comprendre leur personnalité propre qui s’exprime dans leurs créations. Cet événement a été baptisé le Speed Smelling™. Comme une empreinte de la dernière édition, vous trouverez dans ce coffret quatorze flacons et la description des trésors olfactifs qu’ils contiennent. Les mots suivis d’un astérisque sont définis dans le glossaire à la fin de ces fiches.

Le Speed Smelling

Les parfumeurs d’IFF* aiment les défis créatifs. C’est ainsi qu’est né le Speed Smelling™, un jeu de rencontres audacieux. Comme pour un speed dating, il faut séduire, en moins de 7 minutes, les plus exigeants des jurys français: les plus respectés des journalistes et blogueurs parfums en France. A cette occasion, quatorze parfumeurs vont défendre leur composition olfactive. Exercice créatif sans contrainte, sans limitation de coût, ce Speed Smelling™ permet aux parfumeurs d’IFF d’exercer librement leurs talents d’artistes de l’odeur. Leurs créations doivent attirer l’attention, séduire, être reconnues, retenues aussi… Hors des sentiers battus, et des chemins habituels de création, ils prennent des libertés bienvenues et secouent les codes de la parfumerie. Un vent de liberté souffle sur le Speed Smelling™: sentez-le! Qui sait où il vous amènera ?

Fanny Bal

Inspiration

Ambre, nom ambigu. D’abord gris en tant que concrétion du cachalot, l’ambre se détache de l’animal pour inventer sa propre référence olfactive au début du XXème siècle. Il se fait dès lors accord* mythique, agrégé autour d’un duo de vanille et de labdanum. Les bases* de parfumerie, dont l’Ambre 83 de la fabrique De Laire, participent à sa popularité. Mi-magicienne, mi-archéologue, Fanny Bal s’est penchée sur les formules de ces bases historiques, pour en retirer les aspects désuets, sans pour autant dénaturer leur beauté originale. Elle imagine donc ce que serait la base Ambre 2017 à incorporer dans un parfum, et pour l’exercice, elle en propose la déclinaison gourmande, sous un nappage Nutella. Du fast-moving consumer goods dans un écrin de haute-parfumerie: la post-modernité est bien au rendez-vous.

Description

Ambre mis à nu. Des multiples ingrédients originaux de l’accord illustre, les principaux sont conservés. On retrouve, dans cette nouvelle composition, le ciste – arbrisseau méditerranéen résineux à l’origine du labdanum, sous sa forme d’absolu* il évoque l’encens, il est ici renforcé par le moderne ambroxan – mais aussi la vanilline. Pour la beauté de l’ingrédient naturel, de la gousse de vanille C02* LMR* a été ajoutée, comme un cuir végétal et salivant. Viennent ensuite les modifications, l’ylang initial, entêtant, est remplacé par un jasmin plus léger. Des baies roses se substituent aux épices de la graine de coriandre. En fond, le patchouli indonésien MD* LMR, le vétiver haïtien MD LMR, et le santal blanc proposent une solide architecture chyprée et boisée en contrepoint d’un cacao absolu MD LMR, à la source de l’effet Nutella inattendu. L’ambre est revêtu.

Nicolas Beaulieu

Inspiration

Au cœur du travail de modernisation, il y a une base* créée par IFF* au siècle dernier, l’Épicène Gamma. L’appellation est à tiroir, ses évocations multiples. «Gamma», on entend par la fin qu’il s’agit d’un fruit de la chimie. «Epicène» en tête, le nom cache des épices, mais aussi, à l’heure du débat grammatical sur le masculin et le féminin, il offre le salut du genre neutre. On dit «épicène» des mots identiques selon le sexe. Généralement le féminin finit par l’emporter. Dans le cas de l’épicène gamma, initialement unisexe, le masculin a eu l’avantage dans les années 80, car la base est à l’origine de nombreux succès pour hommes.

Description

Pimentée, cuirée, mais aussi un peu verte, L’épicène Gamma est sous la tension de nombreuses facettes. Dans son interprétation, le parfumeur a amplifié le contraste en jouant la carte d’une épice fraîche, une demande récurrente pour les parfums masculins. Pour le noyau, muscade et sauge sclarée – ici de qualité LMR* – sont conservées, conformément à la composition originale. Pour les modifications, la base est débarrassée de ses muscs nitrés un peu vieillots, au profit d’un cocktail de muscs récents, comme l’Ambertonic™ et la Sinfonide™, captifs* dernièrement sortis des laboratoires IFF. L’isobutyl quinoléine, aux notes de cuir et de poivron vert, est remplacée par un accord* du tout neuf Saffianio™ – suggestion de cuir patiné –, et de lentisque aromatique. Le contraignant eugénol, connu pour son effet girofle daté, est renouvelé par le poivre noir de Madagascar. Comme en une translation géométrique, la base se fait parfum, tout en nuances renversées et pourtant parfaitement liées.

Alexis Dadier

Inspiration

La démarche se situe à mi-chemin entre le collage-recyclage, cher aux postmodernes, et le développement durable, puisqu’aucune nouvelle ressource n’a été entamée. Les concentrés de parfum mobilisés ici sont des matériaux récupérés et réorientés dans une formule neuve. Alexis Dadier a en effet imaginé et réalisé ces dernières années des dizaines d’accords* complexes, de toutes sortes d’évocations. Au laboratoire, les concentrés, déjà pesés sont disponibles pour les essais, en fonction des compositions. Le Speed Smelling™ 2017 mettant le postmodernisme à l’honneur, Alexis Dadier a puisé dans cette palette de mini-parfums et les a assemblés. Comme pour le mouvement artistique contemporain, l’innovation vient de la réorganisation de formes préexistantes, qui dès lors prennent une valeur inédite. Pas question donc de faire table rase du passé, au contraire, l’artiste doit faire oeuvre de mémoire et d’ingéniosité pour réemployer, ré-agencer ou réinterpréter des éléments déjà constitués. À partir de morceaux supposés hétéroclites, l’assemblage crée des liens et redessine les figures, devenues nouvelles et originales.

Description

Le parfum présenté naît de la juxtaposition de quatre accords que le parfumeur a conçus en amont du travail. La nouveauté tient dans leur insolite réunion. À l’image d’un rébus, ces accords s’additionnent pour créer un tout qui n’en soit pas que la somme. Mon premier est un lait d’amande, autour d’une essence* d’amande amère. Mon deuxième est un thé Genmaicha qui suggère fidèlement le riz soufflé dans des feuilles de thé vert, constitué, entre autres, d’absolu* sésame et d’absolu maté. Mon troisième rappelle un chanvre brut, textile végétal, dans lequel se retrouvent du romarin tunisien LMR*, du patchouli LMR, du lentisque LMR ainsi que de l’absolu foin LMR. Mon quatrième est un accord fougère masculin. Mon tout est un lait vegan, à la fois chic et urbain, mais aussi confortable, rassurant comme les nourritures saines, bio. Une innovation par le retour aux sources, et des ressources préservées.

Loc Dong

Inspiration

Gourmandise, avarice, envie, paresse, luxure, orgueil, colère, après un examen de conscience (même rapide), les sept péchés capitaux se détectent aussi en parfumerie, à travers toute son histoire, y compris récente. Comme un élixir expiatoire, Loc Dong a créé un condensé des péchés de son métier, de son industrie. À chaque ingrédient correspond un travers ou un abus, constatés avec le sourire. Ici le but n’est pas de dénoncer mais de rire ensemble. Et parce que les sept péchés ont souvent été un thème d’inspiration artistique, il s’agit de recycler, détourner et d’exacerber en toute post-modernité, des tendances olfactives historiques, ayant marqué leur temps. Le miroir est très grossissant.

Description

Si ce parfum est à recevoir comme une confession des péchés que la parfumerie impénitente a commis au cours de son histoire, la liste ne peut être exhaustive, tant du point de vue des ingrédients que de celui des petits vices reconnus. Commençons par la gourmandise, cette fameuse overdose de veltol censée ravir nos cœurs de midinettes régressives. Elle est avouée. Elle est connexe à la paresse lascive, à cette fameuse addiction – du terme aussi nous abusons, il faut le dire – sans objet le plus souvent, représentée par un absolu* feuilles de tabac. Le dernier tabou en date. La luxure est incarnée par la femme dévergondée faite fleur, à savoir, la tubéreuse en absolu LMR*. Sensualité, le mot est lâché. L’orgueil se retrouve dans un excès de dihydromyrcenol, la molécule du propre-sur-soi-tu-l’as-senti-oui-merci-ça-suffit, l’hygiène