Editions PUF

Date de parution : 21 novembre 2000 – 161 pages – ISBN :978-2130511403

L’odorat est un sens discrédité dit-on. L’enquête dont rend compte cet ouvrage tend à prouver le contraire. A des degrés divers, sapeurs pompiers, infirmières, médecins légistes, oenologues, sommeliers, cuisiniers ou parfumeurs sont capables d’une compétence et même d’une expertise olfactive. Le premier chapitre est consacré aux fondements théoriques d’une anthropologie de l’olfaction. Après un rappel cursif de la physiologie de l’odorat dans le second chapitre, l’auteur aborde la notion de perception olfactive dans le troisième. Les percepts sont le produit d’une première information de la sensation qui passe entre autres par sa nomination. Cette discussion se poursuit dans le quatrième chapitre où, toujours à partir de données ethnographiques, l’auteur précise les modalités de la mémorisation des odeurs et de leur catégorisation. Dans le dernier chapitre, il traite d’une question centrale en anthropologie culturelle : celle de la réalité du partage.

Partage des sensations et des perceptions, partage des savoirs et des savoirs faire olfactifs, partage d’un lexique et des significations qu’il revêt pour les locuteurs : autant de questions dont les réponses conditionnent l’existence de ce qu’on pourra peut-être appeler une culture olfactive.